samedi 26 février 2011

Journal intime de la lumière - IV


2009

Pintura con fecha, ¿qué día hizo?, ¿gris, claro, nublado, azulado? Sol muy tímido, riendo poco. Sol sin amor adentro, solo en su pecho, adentrado. Mares amarillos lo anhelan, pero él en su cielo se apaga. Una estrella alza la mano, le dice adiós y la baja. He aquí la historia de este cuadro.

Peinture avec une date : quel jour a-t-il fait ? Gris, clair, nuageux, bleuté ? Soleil très timide, peu souriant. Soleil sans amour dedans, seul au fond de sa poitrine, très au fond. Des mers jaunes le désirent, mais lui dans son ciel s'éteint. Une étoile lève la main, lui dit adieu et la baisse. Voilà l’histoire de ce tableau.



2009

Paraíso, brisa, senda verde de la primavera… pistilos, capullos, pétalos de un rojo tan vivo. El prado de flores lleno. Por él se puede ir hasta la fuente, gozoso y soñando. Fragancias, pensamientos… ¡Caracoles! ¡Hoy es el día del trabajo! De sólo acordarme, el hostigamiento me va estrangulando. Sobre el lienzo, el pincel, por fortuna mía, continúa soñando.

Paradis, brise, sente verte du printemps … pistils, bourgeons, pétales d’un rouge si vif. L’herbage plein de fleurs. A travers lui, joyeux et rêveurs, on peut aller jusqu'à la source. Fragrances et pensées … Crotte ! Aujourd'hui c'est le jour du travail ! Du seul fait de me le rappeler, l’angoisse m'étrangle. Sur la toile, le pinceau, heureusement pour moi, continue à rêver.




2009

« Il pleut, il pleut bergère ! » Dicha canción popular francesa sirve para ilustrar el tiempo que hace. Un mes de mayo lluvioso, como todos los meses de mayo aquí. Entonces negruras pero no tan tristes, más bien serenas y hasta a veces glorificadas. Para un pintor como yo, unas cuantas pinceladas bastarían para darle a los nubarrones el color que ellos me ofrecen: el negro. Color de la guadaña para ciertas civilizaciones. La luz, entonces asustada, pidiendo socorro me tiende las manos.

"Il pleut, il pleut bergère!" La dite chanson populaire française sert à illustrer le temps qu'il fait. Un mois de mai pluvieux, comme tous les mois de mai ici. Alors, une noirceur pas si revêche, plutôt calme et même parfois glorifiée. Pour un peintre comme moi, quelques coups de pinceau suffiraient-ils pour donner aux gros nuages, la couleur qu'ils m'offrent : le noir. Couleur de la mort pour certaines civilisations. La lumière qui nonobstant a peur, me tend ses mains en demandant un secours.


(Peintures et textes d'Enan Burgos)

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