samedi 11 janvier 2014

Nicole Drano, entre délicatesse et gravité

J'ai déjà évoqué dans ce blog, associée à son mari Georges, Nicole Drano. Tous les deux forment un couple de poètes, ce qui est plutôt rare et même exceptionnel. Aujourd'hui je voudrais m'attarder sur deux publications qui lui sont spécifiquement consacrées. La première concerne un numéro de la revue Chiendents bien connue ici. Il s'agit du numéro 33 qui porte en sous-titre : La Vigilance.


Celui-ci commence par une interview de Daniel Leuwers, se poursuit par quelques mots sur l'auteur de Julien Gracq, Pierre Oster, Gaston Puel et Pierre Toreilles. Il continue avec des notes de lecture de Marc Wetzel, Jean-François Mathé, Gaspard Hons, Lucien Wasselin et Paul Badin. Enfin quelques poèmes inédits nous sont proposés, complétés par une bibliographie détaillée.
Je reproduis ces quelques lignes que Julien Gracq avait adressées à Nicole Drano : "J'ai lu avec beaucoup d'intérêt les textes que vous m'envoyez. J'en ai aimé l'extrême liberté d'allure, le ton onirique et j'y trouve surtout un sens poétique certain et une forme non pas toujours achevée mais ferme et presque toujours expressive. Cela m'a beaucoup plu et il me semble que vous êtes douée pour écrire." Voilà qui devrait donner envie de prendre connaissance de tout le numéro et aussi de lire la poésie de Nicole Drano.
Son recueil Délicatesse et gravité paru en septembre 2012 nous en offre l'opportunité.


Il se divise en plusieurs chapitres intitulés : Énigme de la présence, Ouvrir une fenêtre dans les nuages, Une aile de poème accrochée au dos, Du pin penché de Frontignan à la campania Felix de Naples.
Dans Chiendents, Lucien Wasselin écrira à son propos : "Étranges ballades que ces poèmes : le vers est libre, la rime est absente, les strophes sont de diverses longueurs et le refrain se confond avec une expression, une sentence qui, parfois se modifie d'une strophe à l'autre quand il n'est pas tout simplement absent du poème. Mais ce refrain donne sur le plan formel, le label ballade au poème..." Et Paul Badin d'ajouter plus loin : "Je me suis régalé aux tourbillons des mots, de vie d'une "clown poète qui grimpe sur la poésie", aux mots-éclats, à la phrase tronquée qui dit la complexité de la vie, aux ballets étranges et à leur force singulière pour dire la perte, la difficulté, le retour à soi et l'autre, l'accomplissement."

Compléments :
- Ce n° 33 est vendu 3€ + 2€ de port, à commander aux Éditions du Petit Véhicule, 20 rue du Coudray - 44000 Nantes.
Délicatesse et gravité. Rougerie éditeur, 102 pages, 14 €. En librairie ou chez l'éditeur (7, rue de l'Échauguette. 87330 MORTEMART).

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