samedi 20 décembre 2014

La poésie au péril de l'oubli

Voici un livre inhabituel. Il a été écrit par Georges de Rivas, un poète qui suit sa propre trajectoire, en dehors des modes et des courants actuels. Seule sa perception intérieure de la poésie importe et il a eu le souci de la traduire dans cet essai de 220 pages, qui vient de paraître dans la collection Témoignages poétiques que dirige Philippe Tancelin, où l'illustration de couverture est signée Nicole Vignote.


 Il s'agit d'une suite de chapitres consacrés à : "Neuf poètes levés dans la poussière d'or de la nuit" qui "aimantent nos pas vers les grèves où les dieux ont déposés leurs rêves" et qui "nous mènent au rivage où surgit des voiles de l'Oubli, le poème sur son vaisseau d'aube primordiale. Neuf Transparents de l'éternel génie poétique, par la beauté de la langue et la magie des images euphoniques" qui "portent jusqu'à nous l'écho d'une nuit intérieure et sacrée perçue par cette ouïe intérieure où gît le secret de poésie".
"Et rivés aux lèvres du poème" ajoute Georges de Rivas "où le mystère nous demeure voilé, nous croyons voir les dieux héler un scribe pour inscrire à nouveau le sceau de leur amour dans nos cœurs. Hölderlin, Novalis, Hugo, Baudelaire, Mallarmé, Rimbaud, Saint-John Perse et René Char forment ici deux quatuors à cordes angéliques où se mêlent la voix vive de Salah Stétié."
On l'aura compris, pour l'auteur, comme pour les poètes dont il refait le parcours, la voix intérieure est plus forte que le discours ambiant, l'élan spirituel finit toujours par surpasser les pesanteurs de l'époque. Ils sont la source de leur universalité et de leur intemporalité malgré l'obstacle d'un oubli qui n'est finalement que de façade.

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