samedi 21 mars 2015

Max Rouquette parmis nous - III

J'ai tardé à rendre compte du merveilleux travail que réalise l'Association Amistats Max Rouquette. Ma dernière chronique concernant les cahiers Max Rouquette remonte à 2012. Entre temps deux numéros ont paru.


Ce cahier d'une densité exceptionnelle et d'une iconographie particulièrement réussie, a pour axe central le rôle joué par Max Rouquette dans la transmission de la langue et de la culture occitanes. Monique Bernat apporte son témoignage sur la période 1936-1946. Yves Rouquette, que nous avons eu la douleur de perdre en ce début d'année, évoque quant à lui les années 1950-1960. Sont présentées ensuite toutes les initiatives pédagogiques que Max Rouquette a accompagnées ou inspirées. C'est André Clément, Jean-Louis Blénet, Marie-Jeanne Verny et Frédéric Figeac qui nous font part de leurs réalisations en la matière. Celle de Frédéric Figeac avait d'ailleurs été présentée dans ce blog. Vient ensuite une partie consacrée à la jeune génération de poètes et d'écrivains de langue d'Oc et à ce qu'elle a reçu de Max Rouquette. Les textes sont signés de Philippe Gardy, Jean-Paul Creissac, Jean-Claude Forêt, Jacques Landier et Bruno Martin.
Mais ce numéro ne se limite pas à ce dossier. Il parle aussi de la réédition de Vert Paradis chez Actes Sud, de la relation entre Félix Castan et Max Rouquette, des derniers livres de Frédéric-Jacques Temple et Jean Larzac et pour finir du petit monde vert de la Garrigue chez Max Rouquette.


Ce numéro publié l'année du centenaire de la mort de Frédéric Mistral ne pouvait faire l'impasse sur le fondateur du Félibrige. Un dossier intitulé "Mistral l'incompris" lui est consacré. Il contient un texte inédit de Max Rouquette qui nous dit sa manière de considérer "Mistral au présent". La relation entre les deux grands poètes est ensuite analysée par Jean-Frédéric Brun. Auparavant Frédéric-Jacques Temple a rappelé le rôle de l'auteur de Mireille dans la renaissance de la littérature d'OC. Roland Pécout quant à lui s'intéresse à "Frédéric Mistral, les mariniers du Rhône et le sacré".
Un deuxième dossier concerne François Dezeuze L'Escoutaïre. C'est lui qui avait accueilli les premiers textes de Max Rouquette dans son journal montpelliérain La Campana de Magelona.
D'autres rubriques complètent ce cahier d'une égale richesse au précédent. L'actualité dont il rend compte autour de l’œuvre de Max Rouquette ne cesse de se renouveler. A noter aussi les pages consacrées à Portulan, ce livre majeur de Roland Pécout.

Complément :
- La commande de ces Cahiers n° 7 & 8 peut se faire directement sur le site de l'association : http://www.max-rouquette.org/cahiers ou en écrivant à :  Association Amistats Max Rouquette, 2 rue de l'Ancien Courrier, 34000 Montpellier. Le prix d'un Cahier est de 20 €.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire