Des hauteurs de la Provence s'envolent pensées et créations d'aujourd'hui

samedi 1 septembre 2012

Un bout de chemin avec Bernard Perroy

Nous allons consacrer ce mois de septembre à Bernard Perroy en faisant un bout de chemin avec lui.

Bernard Perroy est né à Nantes en 1960. Il est allé à Rennes pour étudier la philosophie, mais s'est retourné finalement vers la kinésithérapie qu’il a pratiquée tout en menant une existence de rencontres en poésie et en musique… Après une période de vie « mouvementée », il poursuit depuis 1988 sa double vocation de poète et de frère consacré. Il vit actuellement en Sologne.
En 1994 il rencontre Gilles Baudry qui le mène à Hélène Cadou, Serge Wellens, Jean-Pierre Lemaire, Gérard Psfister, Pierre Dhainaut, Gérard Bocholier, Anne Perrier, Jean-Claude Coiffard et tant d’autres… Présent en revues et en anthologies, il a publié une dizaine de recueils. Ses textes sont à la croisée du visible et de l’invisible, où paysages intérieurs et extérieurs se répondent. Les mots se font également l’écho de ses voyages notamment comme journaliste au mensuel Feu et Lumière (Égypte, Liban, Roumanie, Arménie, Israël…) et témoignent souvent de son amitié avec nombre d’artistes (poètes, peintres, sculpteurs, musiciens, photographes…) d’horizons culturels très divers avec lesquels il aime collaborer (ouvrages, expos…).
Sa rencontre, également en 1994, avec le plasticien algérien Rachid Koraïchi, d’origine soufie, l’amène à une amitié et une collaboration interreligieuse où les encres et les mots se répondent. Un autre exemple de collaboration : Miroir pour l’arbre, où le poète « commente » à sa façon les peintures de Nathalie Billecocq…
Les textes que nous allons présenter tout au long du mois, inédits ou tirés de ses recueils et collaborations, transmettent un peu de cette « traversée » que nous avons tous à vivre, de ce « chemin des surprises » dont les mots sont la trace, « échoués sur l’établi du temps »…
En voici un premier :

 L’armoire s’ouvre,
et la fenêtre à deux battants.

Il entre dans la pièce
un léger coulis d’air
aux notes blanches,

et la lavande dans l’armoire
distribue ses parfums
qui se laissent rejoindre
par le parfum des fleurs
et des plantes sauvages,
dehors,

tandis qu’à l’intérieur,
les yeux de la solitude
se laissent laver
par tant d’accords.


(extrait de La nuit comme le jour,
préface G. Pfister, éd. Le Nouvel Athanor, 2012)

Nous le complétons par quelques commentaires sur la poésie de Bernard Perroy :

« Oui, vous y semez, tous les poètes, à vrai dire quand ils sont justes, disent l’espoir, ce sont bien des racines et des sources, ils nous font entendre cette voix frêle, la seule intense, la seule sûre, la vôtre parce qu’elle est aussi celles de tous. » Pierre Dhainaut

« Je veux vous dire le plaisir que j’ai eu : une joie complice à la lecture de vos poèmes chargés de lumière. » Yves Perrine

« Votre parole poétique a la fraicheur et la tremblante autorité de l’expérience (…) J’y ai retrouvé cette disponibilité au monde offert, cette douce ignorance, cette marche flexible qui va de l’avant. » Jean-Pierre Lemaire

« La sobriété fervente de ses mots touche au cœur (…), dénoue avec bonheur et patience ce quelque chose qui habite et incendie nos cœurs, et l’apaise ensuite d’une douceur obstinée. » Jean-Luc Maxence

« La méditation du poète n’est qu’abandon, désapropriation. (…) Bernard Perroy s’obstine à chanter « la part manquante / qui fait l’essentiel de notre beauté » (…) Alors que tout est fait pour oublier ce manque, les poètes n’ont de cesse de nous le rappeler, de « défaire / en nos cœurs l’idole vivace, / les fausses joies, certains bouquets / trop vite rassemblés. » Gérard Pfister

Complément :
- Bernard Perroy sur Wikipédia

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