Des hauteurs de la Provence s'envolent pensées et créations d'aujourd'hui

mardi 16 octobre 2018

Les paysages de Véro Barbot

Durant le mois de septembre Véro Barbot est venue du Limousin pour exposer ses toiles à la galerie LM Studio qu'anime à Hyères dans le Var Laurence Neron-Bancel.


Afin de prolonger la rencontre avec les œuvres de l'artiste, voici les photographies de quelques unes d'entre elles. Elles sont accompagnées d'extraits d'un article écrit par le critique d'art Didier Paternoster à l'occasion d'une précédente exposition qui s'est tenue à Bruxelles en 2016.

Après (130 cm X 81 cm)

"Au départ, il y a la nature. Une nature omniprésente, saisie dans son sens le plus large et dans ses formes les plus élémentaires."

Orange boum (130 cm x 97 cm)


"Au rythme des saisons, au grès de l'intensité de la lumière, le paysage s'épanouit dans une sorte de vision idéalisée, presque naïve, au sein de laquelle les éléments de la réalité prennent valeur de symboles."

Le petit chemin (130 cm x 89 cm)

"De chaque composition émane un sentiment de plénitude, de sérénité, où l'harmonie chromatique s'allie à la pureté des lignes."

Rond jaune (130 cm x 89 cm)

"Certains éléments de compositions rappellent Miró et dans le ciel se dessine parfois comme un mobile de Calder."

Compléments :

samedi 8 septembre 2018

Le nouveau roman d'Andrea Genovese

En novembre 2013, nous avions proposé de faire un bout de chemin avec Andrea Genovese. En cinq étapes nous avions présenté le poète, le romancier, l'auteur de théâtre, sans oublier le critique littéraire et l'essayiste que l'on retrouve régulièrement dans la revue électronique Belvedere qu'il rédige de bout en bout. Andrea Genovese est un écrivain exigeant qui ne fait pas de concessions à son époque qu'il ne cesse de soumettre à son regard critique. Nous le retrouvons tel qu'en lui-même dans son nouveau roman Dans l'utérus du volcan qui a trouvé chez Maurice Nadeau un éditeur à même de convenir à la ligne littéraire dont il n'a jamais dévié.


Voici le résumé du livre qui a reçu déjà de belles critiques que nous présentons en complément et qui a fait l'objet de rencontres de l'auteur avec ses lecteurs, en particulier à Paris et à Toulouse :

Vanni, écrivain italien résident en France, revient dans sa Sicile natale avec sa femme lyonnaise pour recevoir un Prix de poésie chrétienne richement doté et décerné par un ponte de la Mafia. Sous l’influence de l’Etna toujours prêt à s’enflammer, l’apparition de la pulpeuse Lilina va provoquer l’éruption des sens du poète et mettre à mal l’équilibre du couple. Dans une ambiance de polar, qui peut faire penser à l’écrivain sicilien Leonardo Sciascia, l’auteur nous entraîne, sous la violence d’un été torride, des Îles Éoliennes à l’Etna, dans l’agonie d’un monde refermé sur lui-même. Nostalgie, sensualité effrénée, mythologie, l’écriture éclate comme une éruption volcanique.

Compléments : 

lundi 16 juillet 2018

Le souvenir de Bernard Mazo

Je suis reconnaissant à Jean Poncet de m'avoir fait parvenir le beau volume des œuvres poétiques complètes de Bernard Mazo (1939-2012). C'est émouvant de recevoir la publication posthume d'un poète que l'on a connu et avec qui on a partagé des moments intenses de vie en poésie. De 1998 à 2009 nous avons fait le voyage ensemble depuis Hyères jusqu'à Lodève où Marc Delouze nous avait tous les deux conviés à participer au festival des Voix de la Méditerranée. Là nous sommes intervenus d'abord comme poètes puis comme animateurs de rendez-vous poétiques. Après huit jours d'activité intense où chacun s'occupait des poètes qu'il était chargé de présenter, nous étions heureux de nous retrouver côte à côte dans le train pour revivre ensemble cette expérience d'exception qu'était ce festival. Le trajet Lodève-Montpellier se faisant en voiture, le café pris au buffet de la gare venait comme un rituel marquer la fin des réjouissances. Arrivés à Hyères nous avions du mal à nous séparer. Mais son épouse Muriel était là pour l'accueillir et l'amener chez le poète Jean-Max Tixier et son épouse Monique.


Je reproduis le texte de quatrième de couverture en ajoutant que le livre présente plusieurs photos retraçant l'itinéraire de Bernard Mazo depuis le lycée Chaptal en 1951 jusqu'à la remise du Prix Max Jacob en 2010. Les encres de Hamid Tibouchi accompagnent son parcours poétique depuis son premier recueil Passage du silence paru en 1964 jusqu'au dernier Dans l'insomnie de la mémoire paru en 2011 :

Bernard Mazo s’en est allé pour des vacances sans retour le 7 juillet 2012, sur une plage de la Méditerranée. Cette mer qu’il avait franchie une première fois, à l’âge de vingt ans, avec tant d’autres de sa génération, pour un séjour forcé dans les Aurès. À cet exil en une contrée qui n’était pas la sienne, il survécut grâce à la poésie et à la lecture des poètes, mais il en revint à jamais marqué par la dimension tragique et absurde de l’existence. Dès lors, il éleva sa désespérance à la hauteur d’une morale. 

La poésie avait sauvé Mazo. Elle ne pouvait donc être que fraternelle. Et il se fit passeur de poètes, collaborant à nombre de revues dans lesquelles il rédigea des centaines de chroniques sur ses grands aînés comme sur ses contemporains. Le tout couronné par une magistrale biographie de Jean Sénac – l’Algérie encore – parue au lendemain de son départ.

Ce qui n’empêcha pas Mazo de construire une œuvre poétique personnelle profonde et d’une grande cohérence dans laquelle, usant d’une langue toujours plus dépouillée, il ne cessa de questionner l’énigme essentielle. S’il n’approcha que tangentiellement – car elle demeure à jamais inatteignable – de l’obscure vérité, du moins fit-il la démonstration que l’homme, par essence foudroyé, par l’écriture se maintient debout.

 Avec l’amicale collaboration des poètes Jean Orizet, Max Alhau, Jean Poncet et Hamid Tibouchi, c’est toute l’œuvre poétique de Mazo, dont la rédaction s’étala sur près d’un demi-siècle, qui est rassemblée et présentée ici. Afin qu’elle poursuive sa vie féconde, comme une promesse d’éternité.

Complément :
- Le livre sur le site de l'éditeur.