Des hauteurs de la Provence s'envolent pensées et créations d'aujourd'hui

samedi 26 août 2017

Maurice Couquiaud, enchanteur des "peut-être"

Maurice Couquiaud a déjà eu les honneurs de ce blog, d'abord sous la plume de Laure Dino qui avait présenté son livre J'irai rêver sur vos tombes. Plus récemment, c'est son Anthologie poétique (1972-2012) qui avait fait l'objet d'une de nos chroniques. Voici aujourd'hui quelques lignes sur sa dernière parution qui s'intitule Enchanter les "peut-être" avec en sous-titre Essai poétique sur le principe d'incertitude.


L'auteur a réuni dans ce livre quelques uns de ses textes critiques dont son fameux Manifeste du poète étonné paru dès 1976. Dans l'avant-propos, il nous donne le lien qui les rassemble : "Plongé dans un environnement mystérieux qui l'émerveille ou l'écrase, le poète se doit d'interroger non seulement les détours de sa conscience mais la complexité de l'univers dans lequel l'humanité poursuit son évolution. Le développement de la physique quantique s'appuyant sur le principe d'incertitude a obligé les spécialistes à donner une certaine souplesse à la logique. Le peut-être a régné pendant plusieurs décades sur l'existence des ondes gravitationnelles et de certaines particules appuyant la double personnalité de la lumière."
C'est cette prise de conscience de la complexité du monde qui a conduit Maurice Couquiaud à dialoguer avec les scientifiques pour mieux l'appréhender. Parmi eux se trouve l'astrophysicien Jean-Pierre Luminet qui signe la préface de cet essai et nous donne en substance le sens de ce dialogue entre poésie et science :  "Dans un très beau chapitre consacré au grand poète roumain trop peu connu en France Lucien Blaga, Maurice Couquiaud cite ce très beau vers : "Je m'enivre de cosmos comme un païen". Il est dès lors aisé de comprendre pourquoi l'espace intérieur de l'être poétique puisse avoir un viscéral besoin de puiser dans les mystères de l'espace extérieur, cet immense cosmos dont on ne sait encore s'il est fini ou infini".
Aux côtés de Jean-Pierre Luminet qui est aussi poète, les physiciens Michel Cassé, Etienne Klein, Basarab Nicolescu ou encore Bernard d'Espagnat ont conduit Maurice Couquiaud sur les chemins des "peut-être" préférables aux certitudes qui ont provoqués dans l'Histoire tant de violences. Avec ses émotions et ses images, il y aura semé tout le long des graines de poésie et d'enchantement.

Complément :
- Le livre sur le site de l'éditeur.


mardi 27 juin 2017

La poésie comme offrande

Jean-Marie Petit est associé à ce blog depuis sa création. Ces dernières années, son œuvre s'est enrichie de plusieurs recueils dont nous avons eu plaisir à rendre compte :  Erbari / Herbier, E avèm tot perdonat a l'ivèrn / Et nous avons tout pardonné à l'hiver ou encore Estiva / Estive. Et c'est avec une grande joie que nous présentons aujourd'hui son dernier livre Ofertòri de l'espilhaire / Offertoire de l'élagueur.


 Cette nouvelle séquence en poésie, vue comme un offertoire, a été écrite dans un esprit franciscain. Elle est toute simplicité, complicité avec ce qui fait la trame et l'épaisseur de notre vie quotidienne. La nature et les bêtes y composent l'arrière-plan au devant duquel le temps s'écoule dans ses joies et ses peines. Dieu seul en connaît le mystère et l'auteur ne doute pas qu'il lui en livrera un jour la clef. Dans sa manière d'évoquer l'enfance, l'école, le feu, la pluie, le vent, les saisons... les poèmes de Jean-Marie Petit nous rapprochent également de l'univers de René Guy Cadou. Cette proximité de cœur dessine une géographie dans la poésie, elle permet de regrouper les poètes qui ont choisi, en langue d'oc, comme en français, de parier sur l'amour du prochain afin de nous faire percevoir ce monde comme une offrande.

Complément :
- Le livre sur le site de la librairie Mollat.

samedi 27 mai 2017

À propos d'un tableau de Salvador Dali

Dans les chroniques précédentes, j'ai déjà eu l'occasion de parler de Paul Ricard qui fut un défenseur de la Provence ainsi que de Georges Pompidou pour son amour de la poésie. Salvador Dali m'a donné l'occasion de les associer dans un livre en suivant les chemins parcourus par son chef-d’œuvre La Pêche au thon.


Voici le texte de la quatrième de couverture :

Venu à Paris pour voir La Pêche au thon, le chef-d’œuvre de Salvador Dali achevé en 1967, l'auteur mène l'enquête. Il est conduit à situer le tableau dans l'évolution picturale de son créateur et à suivre ses pérégrinations depuis l'atelier de Port Lligat en Catalogne où il a été conçu, jusqu'au Centre Georges Pompidou où il est momentanément exposé. C'est l'occasion pour lui d'évoquer l'industriel Paul Ricard qui en fut l'acquéreur pour le présenter au public sur l'île de Bendor, ainsi que Georges Pompidou, le président mécène, à qui l'on doit d'avoir inscrit l'art contemporain au cœur même de la capitale.

La parution de cet ouvrage coïncide avec les cinquante ans de la création de
La Pêche au thon, le vingtième anniversaire de la mort de Paul Ricard ainsi que les quarante ans d'ouverture au public du Centre Georges-Pompidou.

Grâce à l'aimable autorisation de la Société Ricard j'ai pu reproduire en couverture La Pêche au thon de Salvador Dali.

Complément :