
Chaque jour, Arlette observe le ciel de son balcon et le photographie lorsqu'il l'inspire. Elle se confronte ainsi à la conjugaison toujours inédite du temps qui passe avec le temps qu'il fait et en extrait sa propre lecture, sa propre interprétation. Dans les couleurs d'un ciel, la forme de ses nuages, leur évolution soudaine, il y a toujours un message à capter. Voici que le chaos fait place à l'harmonie, que la lumière triomphe des ténèbres.
Empédocle, ce philosophe poète de la Grèce ancienne, fut parmi les premiers à nous révéler nos racines cosmiques. Il en avait répertorié quatre : l'eau, le feu, la terre et l'air. Plus près de nous, Gaston Bachelard, dans sa poétique des éléments nous a montré comment ceux-ci continuaient de traverser l'imaginaire des poètes.
Ils le feront encore, à condition me semble-t-il, que nous continuions d'entretenir avec eux un commerce agréable. Sans quoi les mots perdront de leur pouvoir et resteront des signes froids sans pouvoir irradiant.
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