Día y noche se confunden. Halo macabro, tierra de Siena quemada que no puede ser del cielo, escandalosa para los ojos. Enredados hilos de luz, pinto ciego. El mar al revés, inmensamente al revés. La hora cambió, ya casi es invierno, innumerables lluvias, en ellas mojo el pincel, niebla súbita, azules ideales…
Jour et nuit se confondent. Un halo macabre, terre de Sienne brûlée qui ne peut pas être du ciel, scandaleuse pour les yeux. Fils emmêlés de la lumière, aveugle, je peins. La mer à l'envers, immensément à l'envers. L'heure a changé, c’est presque l’hiver, des pluies innombrables, en elles je trempe le pinceau, brouillard subit, bleu idéal…

Extraño, tan extraño. Después de tres días de lluvia, esa esmeralda de mayo líquida sobre ese noviembre de plata. Hay que creerlo para verlo. Arco iris desvelado, matutino, los nuevos rayos lo alegran despejándole tiernamente el pecho. Oxido de azufre de claridades. Líquida y celeste esmeralda.
Étranger, si étranger. Après trois jours de pluie, cette émeraude de mai, liquide, sur ce novembre en argent. Il faut le croire pour le voir. Un arc-en-ciel éveillé, matinal, les nouveaux rayons lui plaisent, ouvrent tendrement sa poitrine. Oxyde de soufre de la clarté. Émeraude céleste et liquide…

2008
Las primeras endibias. Nada amargas. No están malas. Me hacen olvidar que el día está nublado. La tierra fría, campos y techos humeantes, el aire morado, se oye gemir lo verde, enterrado. Solsticio. Abrir y cerrar la puerta. El invierno por los caminos, montes cubiertos de nieve.
Les premières endives. Pas amères. Elles ne sont pas si mauvaises. Elles me font oublier que le jour est nuageux. La terre froide, champs et toits fumants, l'air est violet, le gémissement du vert, enseveli. Solstice. Ouvrir et fermer la porte. L'hiver passe son chemin, les montagnes sont couvertes de neige.
Complément :
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