Durant l'été de canicules que nous venons de connaître, un livre dans ma bibliothèque de poésie a retenu mon regard. Il s'agit de L'été disloqué de Jean-Raymond Tschumi. L'auteur me l'avait envoyé avec une dédicace en août 1994 depuis Lausanne où il vivait. Il était accompagné d'une enveloppe contenant une notice biobibliographique qui informait de sa naissance à Berne en 1953, de son enfance et adolescence à St. Gall en Suisse allemande, de ses études d'architecture interrompues à Lausanne, puis dans cette même ville de ses études de Lettres (allemand, espagnol, français). Avait suivi un poste d'assistant à la section d'espagnol de l'université de Lausanne parallèlement à un enseignement d'espagnol dans une école privée. Au moment où il m'écrivait, il était maître de langue et littérature allemande au Gymnase cantonal de la Cité à Lausanne.
Suivait sa bibliographie qui signalait la parution en 1990 de son recueil Résurgences aux éditions L'Âge d'Homme de Lausanne. Ce recueil avait reçu le prix Claude Sernet aux Rencontres de poésie de Rodez. L'été disloqué était son deuxième ouvrage qui arrivait quatre ans plus tard, avec entre-temps des parutions en revue, une participation à l'anthologie La Poésie suisse romande établie par Claude Beausoleil, coéditée par Les Écrits des Forges au Canada et Les Éditions de l'Aire en Suisse.
Jean-Raymond Tschumi faisait également état de sa participation à des rencontres poétiques d'importance comme celle du Grenier de Jacques Chessex ou de la Biennale internationale de poésie à Liège.
Sur le rabat de la première de couverture, une information s'ajoutait qui avait son importance : l'auteur était né d'un père jurassien et d'une mère espagnole. Voulant poursuivre mon information sur le poète, j'ai eu la tristesse d'apprendre qu'il était mort à Lausanne le 29 juillet 2014 à l'âge de 60 ans.

