Des hauteurs de la Provence s'envolent pensées et créations d'aujourd'hui

samedi 22 août 2015

Les Cahiers de Garlaban - XXI

Après Jòrgi Reboul, André Resplandin, Charles Galtier, Serge Bec, Fernand Moutet et Yves Rouquette, nous avions été heureux de publier Robert Allan (1927-1998). Il forme avec les précédents le groupe des sept grandes voix occitanes qui ont été accueillies aux Cahiers de Garlaban. Ce n'était nullement voulu mais ce chiffre sept fait écho aux sept poètes qui fondèrent le Félibrige en 1854. Les Lettres d'Oc ont leurs correspondances secrètes. C'est par Serge Bec que nous étions rentrés en contact avec Robert Allan. Il nous proposa un recueil intitulé Quatre Pouèmo Chausi dont il se chargea lui-même de l'illustration de couverture et d'un dessin en page intérieure. Le cahier fut publié le 30 juin 1995.



Voici ce que nous écrivions en quatrième de couverture :

Les quatre grands poèmes de Robert ALLAN (né en 1927, à Montpellier, de famille comtadine) avaient été publiés entre 1956 et 1963 dans différentes revues, dont les prestigieux "Cahiers du Sud" pour "Lou Cantico dóu Brau".

Ils étaient devenus introuvables. Les voici réunis et proposés en version bilingue, française et provençale. Pour cette dernière l'auteur a tenu à retranscrire entièrement ses textes en graphie mistralienne par fidélité à sa terre avignonnaise.

En une période où le minimalisme envahit l'expression littéraire et picturale, on appréciera d'autant mieux ces longues compositions qui ont puisé dans la culture d'oc les forces de renouvellement du lyrisme en même temps que les éléments pour illustrer les grands thèmes universels.

Parti de l'animal, du végétal et de l'humain méditerranéens, Robert Allan a réussi à élever son chant au dessus de la vie ordinaire pour dire l'amour et la mort en des termes sur lesquels le temps a perdu prise.

Compléments : 
- Robert Allan sur Wikipédia.
- Une étude de Marie-Jeanne Verny sur l’œuvre de Robert Allan.

samedi 15 août 2015

Les Cahiers de Garlaban - XX

Le 7 août 1994 les Cahiers de Garlaban publiaient Solaire solitude de Michel Manoll. Ce recueil faisait suite pour nous à celui de Une fenêtre sur le monde que nous avions publié en 1990 et qui a déjà été présenté dans ce blog. L'illustration de couverture ainsi qu'un dessin en page intérieure étaient confiés à Aurélia Manoll.


On pouvait en lire en quatrième de couverture :

 "Si l'existence n'est qu'une suite de prévisions qui se vérifient, la somme d'une détermination, une série de faits et d'événements infimes qui s'engrènent tous l'un dans l'autre, il n'est point nécessaire d'exister."

Dix ans après sa disparition, ces paroles de Michel Manoll (1911-1984) éclairent avec plus de force sa propre destinée.

"Les êtres de quiétude, déjà cloisonnés par certaines habitudes et conditionnés par leur milieu, n'éprouvent point le goût de se dépayser ou de changer d'axe", écrivait-il encore. Cela pour mieux préciser : "Le poète n'a donc pas d'autre assignation que d'éprouver lui-même ce qu'il ne peut éprouver en autrui."

"A l'origine était la vie, le germe, le souffle et tout ce qui, en cet univers, se meut sans cesse et s'accouple, se désagrège et se reforme, se livre et se cache, disparaît et émerge, sous la forme de l'astre, du minéral, de la vague ou de la semence qui nous contient", ajoutait encore Michel MANOLL.

C'est ce mouvement premier, cet élan sans tache, que nous voulons aujourd'hui prolonger en publiant ces poèmes inédits d'un grand poète toujours vivant parmi nous.

samedi 8 août 2015

Les Cahiers de Garlaban - XIX

Comme tous les mois d'août, nous allons continuer notre présentation des Cahiers de Garlaban. Nous allons aujourd'hui parler de La tortue gourmette, une pièce en deux actes que nous avait proposée le poète Armand Olivennes (1931-2006). Elle fut publiée en avril 1994 et son lancement fut organisé à Marseille où vivait alors le poète.


Voici ce que l'on pouvait lire en quatrième de couverture :

Plus que d'une véritable comédie en deux actes, il s'agit ici d'un Proverbe au sens où l'entendait Musset, c'est à dire du développement théâtral d'une maxime résumant la sagesse des nations.

Une tortue a des ennuis circulatoires et digestifs. ne sachant si la cause en est le soleil ou son alimentation, elle en vient à faire attention à tout, à se méfier même de ses réactions les plus naturelles. Elle acquiert de ce fait un goût pour la gastronomie tel que la qualité de son exigence en matière de diététique suscite critiques et émulations...

L'auteur de Masques sans Masques, de L'Enterreur et de Sentiment Latéral nous livre ici en substance sa conviction profonde que le vrai festin  à venir, hors de toute conception culinaire, sera composé de plats qui sauront répondre à ce qui jeûne en nous d'amour, de fraternité et de paix.

Complément :