Au mois de mars nous donnions la parole à Brigitte Maillard pour partager avec elle son action poétique en pays bigouden. Celle-ci venait en complément de son œuvre écrite dont le recueil que nous présentons aujourd'hui est la dernière actualité. Il s'agit en fait d'une nouvelle édition revue et augmentée d'un précédent titre mais cette fois complétée de photographies qui viennent dialoguer avec les poèmes.
Laissons Pierre Tanguy, dans une proximité tout autant poétique que géographique avec l'auteure, nous faire part de ses premières impressions de lecture :
« La beauté sauvera le monde », disait Dostoïevski. « La poésie sauvera le monde »,
affirmait Jean-Pierre Siméon dans un livre-manifeste du Printemps des poètes.
La beauté et la poésie font alliance dans le recueil de poèmes et des
photographies de Brigitte Maillard.
Auteur/poète, éditrice, chanteuse :
Brigitte Maillard a plusieurs cordes à son arc. Elle aime les gens, la nature,
les paysages. Avec une affection particulière pour la baie d’Audierne, à tel
point que cet espace emblématique de la Cornouaille (où la mer aborde le
littoral avec fracas) est devenu pour elle le lieu d’une révélation. « Un jour, raconte-t-elle, sur une plage de la baie d’Audierne, la
beauté s’est emparée de tout mon être. Inoubliable instant car la beauté a
quelque chose d’incroyable à nous dire. Derrière ce monde respire un autre
monde ».
Pour témoigner de ce tressaillement intime
devant la beauté, Brigitte Maillard recourt bien naturellement au poème et à la
photographie. Voici, offerts à nos yeux, des estrans parcourus de ruisseaux sous
des cieux plombés, des vagues giclant avec fureur sur les rochers pointus, une
neige de mouettes ou de goélands sur la grande bleue soudain calme … « Je suis au bord de l’eau/Fidèle au
brin d’osier/Déposé par les oiseaux », écrit-elle. « De tout, je fais un endroit de mon
cœur » (…) « L’onde court
dans ma main ».
Le poète et académicien François Cheng, que
Brigitte Maillard évoque dans ce recueil, écrivait à propos du Mont Lu dans la
province de Jiangxi (dont il est originaire) qu’il offrait « des perspectives toujours renouvelées et des jeux de lumière
infinis ». Ce sont ces jeux de lumière que Brigitte Maillard capte par
l’image et le texte. Son mont Lu à elle, c’est d’une certaine manière la baie
d’Audierne où elle se sent « vêtue
d’espace ».
Et terminons par un poème extrait de La simple évidence de la beauté dit par Brigitte Maillard elle-même :
Complément :
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