Des hauteurs de la Provence s'envolent pensées et créations d'aujourd'hui

samedi 25 septembre 2021

Le journal d'André Lombard

 Nous avons déjà parlé d'André Lombard dans ce blog à propos de son livre Habemus Fiorio ! consacré à son ami le peintre Serge Fiorio disparu il y a dix ans. Depuis sa mort, André Lombard n'a cessé de multiplier les initiatives pour honorer la mémoire de ce grand artiste et a ouvert pour ce faire un blog qui lui est consacré. Parler de Serge Fiorio, c'était aussi évoquer ses amis et faire vivre une manière d'être au monde défendue par le peintre. Ainsi, peu à peu, les thèmes abordés par André Lombard se sont étendus, le passé est venu dialoguer avec le présent, un réseau de connivences et d'amitiés s'est tissé. C'est de celui-ci dont l'auteur rend compte au jour le jour dans son dernier livre.

C'est une grâce de pouvoir être ancré dans un territoire géographique et culturel qui vous apporte en continue les stimulations nécessaires pour poursuivre le chemin et tenir le cap. Celui d'André Lombard se situe entre Luberon et Alpes de Haute Provence et son centre de gravité est Montjustin. Montjustin, c'est ce village devenu un haut lieu de culture et de création grâce à Lucien Jacques. C'est là que vivra de 1947 jusqu'à sa mort en 2011 Serge Fiorio, c'est là que séjourneront régulièrement Lucienne Desnoues et son mari Jean Mogin, le photographe Henri Cartier-Bresson. Et tout autour de Montjustin, dans une proximité géographique ou spirituelle, continuent de briller dans le cœur d'André Lombard, ces grands astres de la littérature, de la poésie et de l'art que furent Jean Giono, Serge Bec, Eugène Martel ou encore Maximilien Vox. Dans leur sillage bien d'autres noms font leur entrée dans son journal dont il nous livre en quatrième de couverture le secret de fabrication : "Mais à vrai dire, n'est-ce pas Hermès, dieu des chemins, des rencontres et de l'écriture, qui se charge de tout, en décide, et pour nous compose le livre ? L'auteur n'en étant peut-être bien finalement que le scribe ?".

Complément :

- Le livre de 210 pages est vendu 20€ + 5€ de port à commander à André Lombard, St-Laurent, 84750 Viens. 

Pour joindre l'auteur par courriel :  nolombard@gmail.com



 

samedi 21 août 2021

Le nouveau recueil de Joan-Pèire Tardiu

Joan-Pèire Tardiu est un ami de ce blog. Nous lui devons dernièrement une belle présentation des deux volumes de l’œuvre poétique complète d'Henri Espieux. Il y a plus longtemps il nous avait magistralement raconté l'histoire de la revue Oc dont il fut de nombreuses années le rédacteur en chef. En 2010, nous avions présenté son recueil de poèmes Les quatre routes / Las quatre rotas, nous sommes heureux d'en faire de même pour sa dernière parution.

Le livre est publié dans la collection "Le Tire-langue" de la revue À L'INDEX dirigée par Jean-Claude Tardif. Les poèmes sont en occitan avec une version française. Comme pour Las quatre rotas, c'est Denis Montebello qui s'est chargé de la traduction. On retrouve également dans le recueil un frontispice encre de chine de Krimo.

La disposition des mots sur la page, si caractéristique du style de l'auteur, "comme des constellations d'étoiles dans le ciel" disions-nous en 2010, est inchangée. Elle transcrit sa relation avec le monde qui l'entoure, intense et attentive à chaque élément qui le compose.

Le titre du recueil A LA PEIRALHA / Parmi les pierres nous met tout de suite dans le propos. L'auteur avance en pleine nature, près de la rivière toute proche, ses pas crissent sur ses graviers. Pour lui tout est présence : ajoncs, chardons, lierre, herbe, branches. S'y ajoutent le mouvement de l'eau et des nuages, le vent, la pluie, parfois l'éclair dans le ciel, le scintillement des étoiles. Les différentes heures de la journée, le passage des saisons viennent renouveler les perceptions.

Elles accompagnent la vie du poète, ses interrogations, ses espoirs et ses blessures. Mais la nature n'est pas seulement décor, elle peut, l'espace d'un instant, abolir le temps et délier le cœur :

lo cèl blanqueja e liura lo còr

Complément :

- Le livre est vendu au prix de 17 € à commander à l'Association "Le Livre à Dire", 11 rue du stade, 76133 Épouville.

 


samedi 24 juillet 2021

Le n°14 des Cahiers MAX ROUQUETTE

Nous avons déjà eu l'occasion dans ce blog de parler des Cahiers MAX ROUQUETTE. Nous sommes heureux aujourd'hui de présenter leur dernière livraison dont le sommaire est particulièrement riche et témoigne une fois de plus de l'étonnante fécondité des Lettres d'Oc, à la fois passée et présente.

On trouvera dans ce numéro trente trois poèmes inédits de Max Rouquette réunis sous le titre Las abelhas dau silenci. Signalons que Muriel Batbie Castell vient d'en mettre un en musique :

 On y découvrira aussi trois lettres de Jean Jaurès qui rappelleront combien pour le grand homme la réalisation des idéaux de la République passait par l'éducation, une éducation qui intégrerait pleinement les apports de la civilisation occitane.

Une partie du cahier rend hommage à tous ceux qui Nos an laissats récemment : les poètes Frédérique Jacques Temple (1921-2020), Jean-Marie Petit (1941-2020) et Claudio Salvagno (1955-2020), l'historien du catharisme Michel Roquebert (1928-2020), le chanteur Joan-Pau Verdier (1947-2020), l'artiste et militant René Duran (1942-2020) et encore Monique Bernat, Joseph Frayssinet, Marysette Tarlier.

Des études signées Jean-Frédéric Brun, Philippe Gardy, Roland Pécout, sont consacrées à l’œuvre de Jean-Marie Petit, aux amitiés suisses romandes, romanches et frioulanes de Max Rouquette, à une traversée de l'Histoire vue de Montpellier. Montpellier encore revivra dans ce numéro sous la plume de François Dezeuze qui laissa un journal écrit durant la guerre de 14-18.

La revue rend compte encore d'expositions et de parutions récentes. Dessins et aquarelles de J-S Pons, photographies de Georges Souche, peintures de Colette Richarme, ouvrages d'histoire, de philologie, de littérature, de poésie, de critique littéraire, essais ... signés Philippe Martel, Michaël Iancu, Frédéric Joly, Miguel Delibes, Silvan Chabaud, Monica Langobardi, Dominique Roques Ferraris, Miquela Stenta, Jordi Gros, Hervé Di Rosa, Claude Sicre ... apportant tous leur éclat singulier à la grande mosaïque occitane.

Elle accorde également une place à Max Rouquette, auteur de théâtre. Jean-Claude Forêt présente une mise en scène de sa pièce Médée par Jean-Louis Martinelli au Burkina Faso.

Tout en ne cessant de célébrer leur inspirateur, les Cahiers MAX ROUQUETTE continuent de l'accompagner d'une polyphonie qui ne fait que renforcer sa présence parmi nous seize ans après sa disparition.

Complément :

- La commande de ce Cahier n° 14 peut se faire directement sur le site de l'association : http://www.max-rouquette.org/cahiers ou en écrivant à :  Association Amistats Max Rouquette, 2 rue de l'Ancien Courrier, 34000 Montpellier. Le prix d'un Cahier est de 20 €